mardi 12 février 2008

Histoire de karaté suit ...



En 1609, Shimazu, seigneur féodal du clan de Satsuma, conquiert les Ryu-Kyu, dont Okinawa. Lui aussi y interdit les armes. Naha, la Capitale, est investie de samouraïs et de militaires. Les habitants réagissent en s'entraînant avec une vigueur sans pareille à leur nouvelle forme de combat, résultant de la fusion des styles locaux et du kempo chinois. C'est l'Okinawa-Te, ou le To-De.
C'est au cours de ce siècle que se produisit la véritable synthèse du " Te " local et des arts martiaux chinois originaires du temple de Shaolin qui devait aboutir progressivement au " To-de ", ancêtre du Karaté actuel.On s'entraîne en secret, la nuit, entre disciples de confiance. L'enseignement de maître à disciple se fait oralement, et par l'intermédiaire des katas. Les pieds, les mains deviennent des armes redoutables; le karatéka doit parfois rivaliser contre le sabre. Chaque mouvement est systématisé afin d'atteindre son efficacité totale; aucun artifice n'est conservé, tout souci esthétique est retranché. Les méthodes de luxation, de renversement et de strangulation sont reléguées au rang secondaire. Seul le coup fatal est conservé, celui qui permet de vaincre à coup sûr l'adversaire.
L'étape la plus importante pour le développement de cet art fut franchie au début du XXème siècle par le maître Asato Itosu qui réussit à introduire le Karaté comme complément à l'éducation physique dans les écoles de l'île.
C'est Gichin Funakoshi, originaire de Shuri, qui importa le karaté d'Okinawa au Japon. Son enseignement est assez proche de celui que l'on dispensait à okinawa. Les transformations les plus flagrantes que l'on retrouve dans le Shotokan actuel sont dues à son fils Yoshitaka qui introduisit des exercices de combat et adaptera la pratique du karaté à la tradition japonaise.
Le Karaté est aujourd'hui probablement l'art martial le plus populaire au monde.
Contrairement au Judo et à l'Aïkido, le Karaté ne fut jamais l'oeuvre d'un seul homme, mais celle de plusieurs générations de maîtres et de disciples, à travers une multitude d'écoles et de styles originaux qui conservent aujourd'hui encore, toutes leurs caractéristiques spécifiques.
Pratiqué dans les universités, l'art martial d'Okinawa a beaucoup évolué, avec, notamment l'apparition de la compétition. Mais dans l'archipel des Ryu-Kyu on pratique encore la forme ancienne de cet art, celle des maîtres Itosu, Funakoshi, Mabuni, Miyagi, les pères du Karaté moderne

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